Comparatif
n8n ou Make : lequel choisir en 2026
n8n vs Make : prix relevés, façon de compter, hébergement, prise en main. Le comparatif critère par critère, et le bon choix selon votre profil.
Vérifié le. Les tarifs de ces outils changent plusieurs fois par an, vérifie-les sur leur site.
Mon verdict : Make
Make
4,6Outil d'automatisation orienté débutant à expert, très facile à prendre en main
4 critères remportés
n8n
Si vous êtes à l’aise avec la technique, que vos workflows comptent beaucoup d’étapes et tournent des milliers de fois par mois, ou que vos données doivent rester sur vos propres serveurs, n8n est le meilleur choix. Auto-hébergé, il ne vous coûte que le serveur, à condition d’en assurer vous-même l’entretien.
3 critères remportés
Critère par critère
| Critère | Make | n8n |
|---|---|---|
| Façon de compter la consommation | Au crédit : chaque module exécuté compte, y compris le déclencheur qui vérifie sans rien trouver | AvantageÀ l’exécution : un workflow complet compte pour un, quel que soit son nombre d’étapes |
| Prix d’entrée en version hébergée | AvantagePlan gratuit permanent de 1 000 crédits, puis Core à 9 $ par mois en annuel | Pas de plan gratuit permanent en ligne, un essai, puis Starter à 20 € par mois en annuel |
| Auto-hébergement | Impossible, Make ne fonctionne que sur ses propres serveurs | AvantageÉdition communautaire gratuite, installable sur votre propre serveur |
| Prise en main sans bagage technique | AvantageInterface visuelle pensée pour les non-développeurs, données présentées en pastilles | Visuelle aussi, mais on manipule vite du JSON et des expressions |
| Code et logique avancée | Fonctions intégrées, code personnalisé réservé à l’offre Enterprise | AvantageNœud Code en JavaScript ou Python disponible partout |
| Entretien au quotidien | AvantageAucun : mises à jour, sauvegardes et sécurité sont gérées par Make | Nul en version hébergée, entièrement à votre charge en auto-hébergement |
| Connecteurs prêts à l’emploi | AvantagePlus de 3 000 applications annoncées | Un peu plus de 2 000 intégrations annoncées |
Les cases mises en avant signalent l'outil qui l'emporte sur le critère. Les lignes sans mise en avant sont des égalités assumées.
Deux outils, deux publics
Vous avez lu trois fils de discussion, et chacun vous dit l’inverse. Les développeurs ne jurent que par n8n, les indépendants par Make, et vous ne savez pas dans quelle case vous êtes. La vérité est moins passionnante que ces débats : les deux font le même travail, relier des applications et enchaîner des actions sans intervention humaine, mais ils ne s’adressent pas aux mêmes personnes.
Make est pensé pour quelqu’un qui ne programme pas. Tout se construit à la souris, tout tourne sur les serveurs de Make, et vous n’avez rien à installer ni à entretenir.
n8n est pensé pour quelqu’un qui aime comprendre ce qui se passe sous le capot. Son interface est visuelle elle aussi, mais on y manipule plus vite des données brutes, et on peut écrire du code à n’importe quelle étape. Surtout, on peut l’installer sur son propre serveur, gratuitement.
Tout le comparatif découle de cette différence. Le reste, ce sont des conséquences.
Les prix, relevés sur les deux sites
Relevé le 19 septembre 2026 sur les pages tarifs de make.com et de n8n.io. Les prix de Make sont affichés en dollars, ceux de n8n en euros, et ce sont ici les tarifs pour un engagement annuel.
| Offre | Prix par mois (annuel) | Ce qui est inclus par mois | Unité de décompte |
|---|---|---|---|
| Make Free | 0 $ | 1 000 crédits, 2 scénarios actifs | Chaque module exécuté |
| Make Core | 9 $ | 10 000 crédits, scénarios illimités | Chaque module exécuté |
| Make Pro | 16 $ | 10 000 crédits, exécution prioritaire | Chaque module exécuté |
| n8n Community (auto-hébergé) | 0 €, hors serveur | Exécutions illimitées | Aucune limite |
| n8n Starter | 20 € | 2 500 exécutions | Le workflow entier |
| n8n Pro | 50 € | 10 000 exécutions | Le workflow entier |
Lire ce tableau en comparant les prix affichés serait une erreur, parce que les deux outils ne comptent pas la même chose.
Le vrai écart : ce que chacun compte
Chez Make, chaque module exécuté consomme un crédit. Un scénario de dix étapes qui tourne une fois consomme dix crédits. Et un module qui traite une liste de vingt éléments compte vingt fois.
Chez n8n, une exécution, c’est un passage complet du workflow, quel que soit le nombre d’étapes ou la quantité de données traitée. Un workflow de dix étapes qui tourne une fois compte pour un.
Voici ce que ça donne sur trois profils types :
| Votre usage | Consommation chez Make | Offre Make qui suffit | Consommation chez n8n | Offre n8n qui suffit |
|---|---|---|---|---|
| 3 étapes, 300 fois par mois | 900 crédits | Free, 0 $ | 300 exécutions | Starter, 20 € |
| 10 étapes, 1 000 fois par mois | 10 000 crédits | Core, 9 $ | 1 000 exécutions | Starter, 20 € |
| 20 étapes, 2 000 fois par mois | 40 000 crédits | Core au palier de 40 000 crédits | 2 000 exécutions | Starter, 20 € |
Sur les deux premières lignes, Make l’emporte nettement. Sur la troisième, Make vous oblige à monter de deux paliers de crédits, quand n8n reste sur sa première offre : le basculement se fait quand vos workflows s’allongent et se répètent beaucoup. Tant que vous automatisez des tâches courtes, ce qui est le cas de la grande majorité des usages personnels et indépendants, Make coûte moins cher, et souvent rien du tout.

L’auto-hébergement : gratuit, pas sans coût
C’est l’argument massue de n8n : l’édition communautaire s’installe sur votre propre serveur, sans limite d’exécutions, pour zéro euro de licence. Pour un développeur qui a déjà un serveur, c’est imbattable.
Pour tous les autres, « gratuit » cache trois coûts réels :
- le serveur, qu’il faut louer et configurer ;
- les mises à jour, à faire vous-même, avec le risque qu’une version casse un workflow ;
- la sécurité et les sauvegardes, dont personne ne s’occupera à votre place.
Le jour où un workflow critique s’arrête un vendredi soir, c’est vous le service d’assistance.
La prise en main
Ouvrez les deux éditeurs le même soir et la différence saute aux yeux.
Make présente les données sous forme de pastilles : vous cliquez dans un champ, vous choisissez « Nom » ou « Email » dans la liste de l’étape précédente, et c’est fait. Son mode d’exécution pas à pas montre ce qui entre et sort de chaque module, lisiblement. Le vocabulaire (itérateur, agrégateur) demande une soirée d’adaptation, pas davantage.
n8n montre les données telles qu’elles circulent, en tableau ou en JSON, et invite à écrire des expressions pour les transformer. C’est plus puissant, et c’est aussi ce qui fait décrocher quelqu’un qui n’a jamais vu une accolade. En contrepartie, dès que vous savez un peu de JavaScript, le nœud Code vous permet de tout faire, là où Make réserve le code personnalisé à son offre Enterprise.

L’intelligence artificielle dans les deux outils
C’est le sujet qui a fait parler de n8n ces dernières années, et l’avance est réelle. n8n propose des nœuds dédiés aux agents d’IA : un modèle de langage qui décide lui-même quel outil appeler, avec une mémoire de la conversation et la possibilité d’ajouter du code autour. Pour construire un assistant qui répond à des questions à partir de vos documents, c’est aujourd’hui l’outil le plus souple des deux.
Make propose aussi des modules d’IA et des agents, plus simples à poser et moins configurables. Pour les usages courants (résumer un e-mail, classer une demande, rédiger un brouillon de réponse), ils font parfaitement le travail, sans rien installer.
Deux précautions valent pour les deux outils :
- le coût de l’IA s’ajoute à celui de l’automatisation : un fournisseur de modèle branché avec votre propre clé facture chaque appel, et les fonctions d’IA fournies par Make peuvent consommer plus d’un crédit ;
- l’IA se trompe : un classement automatique se relit pendant les premières semaines, avant de lui faire confiance.
Si l’IA est la raison principale de votre projet et que vous savez coder, c’est un argument sérieux pour n8n. Si elle n’est qu’une étape parmi d’autres, Make suffit largement.
Mon verdict, selon votre profil
Je recommande Make à la grande majorité des lecteurs de ce site, et je le dis en connaissant ses défauts : je l’utilise depuis deux ans, et mon avis détaillé sur Make liste aussi ce qui coince.
| Votre profil | Le bon choix |
|---|---|
| Vous ne programmez pas et voulez automatiser vos tâches répétitives | Make |
| Indépendant ou petite structure, quelques dizaines de scénarios courts | Make |
| Vous voulez commencer sans payer ni rien installer | Make |
| Développeur, ou à l’aise avec un serveur et le JSON | n8n |
| Workflows longs, en gros volume | n8n |
| Données qui ne doivent pas quitter vos serveurs | n8n auto-hébergé |
La raison tient en une phrase : une solution trop lourde à mettre en place est vouée à l’abandon. n8n est un excellent outil, mais pour quelqu’un qui n’est pas technicien, la marche d’entrée et l’entretien suffisent à faire échouer le projet avant qu’il ait rapporté quoi que ce soit. Make vous fait gagner du temps dès la première soirée.
Si vous hésitez encore
Si vous comparez aussi avec l’outil le plus connu du marché, le comparatif Make ou Zapier détaille comment chacun décompte votre consommation. Si c’est la question de la tâche à automatiser qui vous bloque, et non celle de l’outil, la page automatiser ses tâches commence par là. Et pour voir ce qu’un outil d’automatisation fait avec l’intelligence artificielle, le cas pratique sur Replicate montre un branchement concret.
Votre prochain geste
Créez un compte Make gratuit et montez une seule automatisation courte. Si au bout d’un mois vous vous sentez à l’étroit, que vous avez envie d’écrire du code et que vos workflows s’allongent, c’est le signe que n8n vous attend. Dans le cas contraire, vous aurez économisé un serveur et beaucoup de soirées.
Questions fréquentes
n8n est-il vraiment gratuit ?
L’édition communautaire, que vous installez sur votre propre serveur, est gratuite et sans limite d’exécutions. Vous payez en revanche l’hébergement, et surtout le temps d’installation, de mise à jour et de sauvegarde. La version hébergée par n8n, elle, est payante après une période d’essai.
n8n est-il open source ?
Son code est public, mais sa licence n’est pas une licence open source au sens strict. n8n parle de fair-code : vous pouvez l’utiliser librement pour vos besoins internes, mais pas le revendre comme un service hébergé concurrent.
Lequel est le moins cher ?
Cela dépend de la longueur de vos workflows. Sur des automatisations courtes et peu fréquentes, Make coûte moins cher, voire rien avec son plan gratuit. Sur des workflows de dix ou vingt étapes qui tournent des milliers de fois, n8n devient plus économique, parce qu’il compte une exécution là où Make compte chaque étape.
Lequel est le meilleur pour les agents IA ?
n8n a pris de l’avance sur ce terrain, avec des nœuds dédiés aux agents et aux modèles de langage, et la possibilité d’écrire du code autour. Make propose aussi des modules d’intelligence artificielle et des agents, plus simples à poser mais moins souples. Pour un premier usage de l’IA dans une automatisation, Make suffit largement.
Peut-on passer de Make à n8n plus tard ?
Oui, mais il faut tout reconstruire : les scénarios ne s’exportent pas d’une plateforme à l’autre. Ce n’est pas un drame si vous avez cinq automatisations, c’en est un si vous en avez cinquante.